Le terrorisme intellectuel

 

Un indispensable qui n’est plus à présenter, mais je le présente tout de même, bien que la démographie aille déclinante, des consciences s’éveillent tous les jours, il n’est alors jamais inutile de présenter à nouveau ce qui peut être considéré comme « basique » par les plus aguerris.

 

La France est-elle vraiment le pays de la liberté des idées ?

La France, dit-on, est le pays de la liberté. Dans le domaine des idées, cela reste à démontrer. Car sur la scène politique, culturelle et médiatique, tout se passe comme si un petit milieu détenait la vérité. En 1950, les élites exaltaient Staline. En 1960, elles assuraient que la décolonisation apporterait le bonheur outre-mer. En 1965, elles s’enflammaient pour Mao ou Fidel Castro. En 1968, elles rêvaient d’abolir toute contrainte sociale. En 1975, elles saluaient la victoire du communisme en Indochine. En 1981, elles croyaient quitter la nuit pour la lumière. En 1985, elles proclamaient que la France devait accueillir les déshérités de la terre entière. Dans les années 1990, ces mêmes élites affirmaient que le temps des nations, des familles et des religions était terminé. Pendant cinquante ans, les esprits réfractaires à ce discours ont été discrédités, et les faits qui contredisaient l’idéologie dominante ont été passés sous silence. C’est cela, le terrorisme intellectuel. Pratiquant l’amalgame, le procès d’intention et la chasse aux sorcières, cette mécanique totalitaire fait obstacle à tout vrai débat sur les questions qui engagent l’avenir.

Journaliste, Jean Sévillia est rédacteur en chef adjoint au Figaro Magazine. Il a déjà publié chez Perrin Le Chouan du Tyrol, Andréas contre Napoléon (1991)et Zita, impératrice courage (1997, 40 000 exemplaires). Historiquement correct paru en 2003 a connu un très grand succès de librairie (80 000 exemplaires), de même que la première édition de ce Terrorisme intellectuel (près de 50 000 exemplaires). 



EXTRAITS 

 


Commentaires :

« Si seulement on était capable de se remettre en cause dans ce pays !
Inutile d’apporter plus d’éloges au livre, les commentateurs précédents l’ont assez bien fait. Analyse pertinente de la société française, dont l’hypocrisie (des élites, en premier lieu) est résumée dans un minuscule passage (p.90) : « Plus de norme objectives du bien et du mal : la notion de faute se vide de son contenu. Ce n’est pas le délinquant qui est coupable, c’est la société. »
Malheureusement, cela s’éternise. « En France, dans les années 1980, penser à contre-courant est un exercice à haut risque. » (p.155) Qu’est-ce qui a changé un quart de siècle plus tard ? »

« Un livre qui nous renvoi à une réalité de notre proche passé et qui éclaire le combat de la laïcité contre le religieux. Une exactitude dans la recherche historique. Je le recommande à tous ceux épris de la soif d’un savoir sans aucune censure. »

« Le livre offre une prise de recul avec les courants de pensées dominants des 60 dernières années. Il démontre comment certains acteurs des sphères médiatiques, politiques et culturelles ont conditionné l’opinion publique. Certains ont retourné leur veste avec le temps, d’autres sont toujours aux affaires aujourd’hui, certains sont à la tête de groupes de médias. On y découvre que certains penseurs soi-disant humanistes post modernes ont soutenu des régimes de terreur, ont cautionné des crimes… tout en muselant toute contestation dans les médias qu’ils contrôlent. C’est bien connu, lorsque l’on est pas d’accord avec l’idée dominante, on est forcément un fasciste. voilà où le débat a été situé par ces « élites » durant ces décennies. Je suis sociologue de formation (de l’inspiration anglo-saxonne) et je vois combien en France, l’analyse sociétale fondée sur le principe des classes sociales, ce qui permet de justifier des crimes ou des dictatures au nom de principes idéologiques. Il s’agit d’un ravage intellectuel qui ne répond en rien aux enjeux sociétaux d’une société moderne. Ce livre est très intéressant pour comprendre l’état de déliquescence de l’élite intellectuelle française et la faiblesse des débats sociétaux d’aujourd’hui. »

Sur les deux ou trois commentaires négatifs, je me demande combien en sont revenus environ 4 ans plus tard après les avoir écrits…


poche

320 pages

8.50 €


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