La Marche rouge – Les enfants perdus de l’Hôpital général

 

 

En mai 1750, une rumeur persistante faisant état d’enlèvements d’enfants mit Paris en émoi. Les gens disaient que des agents de police déguisés s’emparaient d’enfants et d’adolescents et les envoyaient à l’Hôpital général. Des émeutes graves éclatèrent, des commissariats furent incendiés et des gardes tués. La répression de cette « Marche rouge » fut sévère et se solda par des condamnations à mort. Mais qu’était donc cet Hôpital général de sinistre réputation ? Fondé en 1656 par Louis XIV, il était destiné d’abord à résoudre le problème de la mendicité par le « renfermement » des mendiants. Mais très vite cet établissement laïque géré par le parlement de Paris fut également utilisé pour enfermer d’autres catégories de population : les prostituées, les ivrognes et bientôt les enfants abandonnés ou confiés à l’institution par des parents sans ressources, puis ceux qui traînaient dans les rues où simplement y jouaient… Pour en savoir plus sur le sort fait à ces enfants disparus, Marion Sigaut s’est plongée dans les riches archives de la Salpêtrière qui, avec Bicêtre et La Pitié, formait l’Hôpital général. Outre les conditions de vie inhumaines qui y régnaient, elle éclaire les terribles scandales qu’étouffèrent les dirigeants de l’établissement. Se pourrait-il que la rumeur d’un commerce d’enfants ait eu un fondement ? Que sont vraiment devenus les enfants perdus de l’Hôpital général ? Furent-ils livrés à des libertins qui en usaient en toute impunité ? Furent-ils vendus à la Compagnie des Indes pour peupler la colonie du Mississippi ? Autant de questions auxquelles Marion Sigaut, dans une enquête passionnante, tente d’apporter une réponse.



Marion Sigaut, née le 2 juin 1950 à Paris, est historienne et romancière. Résidant en Bourgogne, elle écrit depuis l’automne 2011 des articles de vulgarisation historique sur l’absolutisme royal et ses opposants, De la centralisation monarchique à la révolution bourgeoise, sur le site Égalité et Réconciliation.

Ses cinq premiers livres sont des récits autobiographiques relatant sa vie en Palestine occupée. En 2001, Marion Sigaut reprend ses études d’Histoire. Titulaire d’un troisième cycle à l’Université de Paris VII, elle publie en 2008 La Marche rouge, les enfants perdus de l’Hôpital général et en mars 2010, Mourir à l’ombre des Lumières, l’énigme Damiens. En décembre 2010 paraît Le Mystère du tableau de David.

En 2012, KontreKulture édite un de ses premiers romans ‘Du Kibboutz à l’Intifada’.



COMMENTAIRES

« Ouvrage majeur de Marion Sigaut qui fait écho à beaucoup d’ouvrages plus récents sur l’univers concentrationnaire ou sur la pédophilie des élites. Autres temps, autres moeurs ? Il semblerait bien que non. Et cela donne sens à ce qui semblait inexplicable dans les affaires actuelles : une caste de magistrats s’occupe à réécrire l’histoire, à distribuer les bons et les mauvais points, à être juge et partie dans toutes les affaires. Pour protéger quoi ? La vue de moeurs insupportables au commun des mortels. Marion Sigaut vient ici soulever l’indicible qu’il reste pourtant urgent de dévoiler. Merci à elle. »

« Marion Sigaut nous livre une hypothèse sur les étranges disparitions d’enfants à l’Hôpital Général au cours du XVIIIème siècle. Selon elle, ces enfants servaient à satisfaire les appétits pervers des précurseurs de Pierre B. , Jack L., Hubert V., Daniel C.B., Michel Polak, Woody A. et autre Roman P.
Ainsi tout change, et rien ne change…
Pas assez pointu pour une étude historique, pas assez vivant pour un récit, très honnêtement un peu sur ma faim sur le contenu et le style même si Marion Sigaut garde toute mon estime pour ses engagements libres et courageux. »


broché

270 pages

21 €


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