Dernière pute avant la fin du monde

 

Du Marsault… Voilà qui devrait bien résumer cet album.

Le titre déjà trucculent en lui-même en dit long quant au contenu.

Après… ça passe ou ça casse, Marsault, lui s’en fiche, il s’éclate, il éclate avec lui les sujets qui fâchent, et il faut avouer, qu’avec lui on éclate également… de rire !


115 pages de viande éclatée contre les murs, un peu de tendresse, des BREUM à la tonne, des gros moteurs et des gueules en vrac : on ne change pas une équipe qui gagne.
La société passée au broyeur, ça donne Dernière Pute avant la fin du monde, le nouvel album 100 % inédit de Marsault.

 

 

 

 


Les éditions Ring viennent de publier un nouvel album dessiné de Marsault intitulé Dernière pute avant la fin du monde. Un titre qui pourrait provoquer un arrêt cardiaque chez Marlène Schiappa, ministre du droit des femmes à genou devant les associations féministes ultra.

Ou une nouvelle campagne de pression pour faire annuler ses dédicaces, spécialité dans laquelle se sont lancés les groupes « antifas » de France et même de Suisse, toujours en première ligne lorsqu’il s’agit de faire censurer les événements qui leur déplaisent. C’est d’ailleurs à Lausanne que Marsault en a fait les frais la semaine dernière. Il a été « courageusement » déprogrammé d’un festival par ses organisateurs sous les menaces de l’extrême-gauche – qui commencent à titiller le dessinateur qui s’est exprimé ces derniers jours via Facebook sur cette tentative de l’assassiner économiquement. (Le post a depuis lors été supprimé par l’auteur.)

« Faites attention, vraiment. À chaque fois que vous m’empêchez de rencontrer mes lecteurs, la tension monte, chez eux et chez moi, et ça va vous revenir en pleine gueule avec la puissance d’un train en marche.

« Ce qui va se passer si vous continuez à nous casser les couilles, je vous le dis calmement, car je ne suis pas un sanguin, est très simple : la prochaine fois que vous viendrez perturber physiquement une de mes dédicaces, mes lecteurs et moi-même on va vous arracher la tête. »

Marsault est sans aucun doute l’un des dessinateurs les plus insolents et les plus controversés du moment. Adoré, détesté, jugé drôle par les uns, grossier par les autres, il ne laisse pas pas indifférent. Il fait sien l’adage qui dit « qu’on parle de moi en bien ou en mal, du moment qu’on parle de moi ».

Dans cet ouvrage de 115 pages, c’est à nouveau du BREUM et du massacre à la chaine, et une satire illustrée des folies engendrées par nos sociétés occidentales. « Si vous me dites que mon flingue est un symbole phallique de domination masculine, il est fort probable que votre tête se désolidarise de votre cou dans des délais assez bref » explique l’un des personnages venant braquer une banquière !

Les féministes modernes, « ces frustrées », en prennent plein la figure, tandis que la scène politique française  (la dénonciation de l’extrême-droite et les valeurs de la République comme cheval de bataille, entre deux sales affaires judiciaires…) n’est pas épargnée, tout comme la zombification de notre monde moderne …

Mais Dernière pute avant la fin du monde, c’est aussi de la moquerie à l’état pur, du « Prout », du « Bam » et du « Huikk » à tout bout de champ, et bien entendu, de l’humour. Et des petites incursions d’autres auteurs des éditions Ring (Ghislain Gilberti en train de s’enfiler de la came notamment) avec à chaque fois ce sens de l’auto-dérision (Marsault se caricature lui aussi allègrement).

On ne peut pas vous en dire plus, ce serait déjà trop en dire sur une bande dessinée qui ravira les amateurs du genre, et qui ne séduira pas ceux qui, à la base, n’apprécient pas les planches de Marsault (mais manifestement, il s’en tamponne comme de l’an 40 , et c’est aussi ce qui fait son succès)

(extrait de Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine. )


Album

115 pages

18 €


Pour l’acheter c’est ici !

 

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